Haridwar et Rishikesh

28 août 2012

Après une courte mais bonne nuit de récupération, nous voilà partis pour une visite de la ville de Haridwar, à une petite demi-heure de route de Rishikesh. Ni les ventilos bruyants, ni le torrent qui s’écoulait à deux pas de la chambre n’auraient pu nous faire passer une mauvaise nuit après le trajet de la veille !!! Notre hôtel, le Om blessed cottage, est très mignon d’ailleurs, même si les chambres sont un peu spartiates…

Bus svp ! Nous nous faisons déposer au centre de la ville, ne sachant pas trop où nous diriger dans un premier temps. Nous devons trouver un rickshaw. Le marchandage commence, finalement c’est trop cher, nous partons à pied et sommes très vite rattrapés par ce même rickshaw (conduit par le tout jeune Sanjay), où régnait d’ailleurs une ambiance du tonnerre.


Ca y est, nous y sommes! Située à l’endroit où le Gange quitte les montagnes himalayennes, Haridwar est l’une des villes les plus sacrées d’Inde, l’une des deux seules villes (avec Varanasi, anciennement Bénarès) où les Hindous peuvent venir jeter les cendres de leurs défunts. On peut donc trouver aux abords des fleuves des vendeurs d’offrandes (mini-barques emplies de fleurs) et de bidons pour recueillir l’eau sainte. De nombreuses statues de divinités sont immergées dans le fleuve, et un peu plus loin sur l’autre rive une statue géante de Shiva surveille le Gange.

Mendiants, saddhus, pèlerins, commerçants, vaches, cochons, curieux… se partagent les quais dans un vacarme étourdissant ; les odeurs fusent de toutes parts, le tout sous un soleil de plomb. La couleur orange prédomine car elle est un signe de sainteté de l’Hindouisme.
photos saddhus, pèlerins et animaux
Cependant les rives du Gange sont aussi un lieu de vie quotidienne : l’eau du fleuve sert aussi de piscine, de baignoire ou de lavoir. Et sans doute aussi, d’ailleurs, de « pissoir »…

Nous traversons d’abord un premier « pont des miracles » où la plupart des mendiants exhibent leurs mutilations ou maladies… Il faut l’avouer, il faut avoir le coeur bien accroché à certains moments. Amélie aura bien du mal à s’empêcher de vomir juste après avoir dépassé un énième petit gamin qui dormait par terre dans les ordures… ou peut-être était ce dû aux odeurs très (trop…) prenantes?

Nous nous baladons durant plusieurs heures sous une chaleur vraiment très dure à supporter, en suivant les rives du fleuve jusqu’à la statue de Shiva.

A la fin de notre balade nous apercevons un temple qui surplombe le Gange ; nous décidons d’y aller et prenons un rickshaw. Nous arrivons dans un quartier très animé, empli surtout de femmes aux vêtements très colorés qui, elles aussi, montent au temple.

Après avoir acheté nos billets nous patientons dans une salle d’attente, tel du bétail bien ordonné. Nous montons ensuite dans les « oeufs » colorés du téléphérique et puis après… c’est space ! Un peu paumés dans cette espèce de mini-village dédié à la prière (hindoue), nous suivons les gens, nantis des offrandes que nous avons achetées en bas et dont nous ne savons que faire (au final on redescendra même avec). C’est un temple où la prière ressemble à du travail à la chaîne : 1-faire la queue 2-donner des sous 3-donner les offrandes 4-donner des sous 6-allumer l’encens 7-se faire peindre un tikka 8- prier 9-donner des sous… Nous y errons quelques minutes puis nous flânons à l’extérieur et gravissons la colline qui offre une vue splendide sur la vallée du Gange.

Arrivent les premières demandes pour se faire prendre en photo avec nous, et comme les mendiants font aussi leur job, nous sommes vraiment très sollicités. Mais nous jouons le jeu et ces petites séances improvisées nous permettent de faire de jolies rencontres – même si la communication n’est pas toujours évidente. Les enfants en particulier se jettent sur nous pour nous demander stylos, bonbons, quelques roupies… mais surtout d’être photographiés ! Le long du chemin de fer nous passons quelques instants avec eux.

Au final nous avons passé une journée éprouvante mais vraiment pleine d’émotions. Toutefois ce lieu de pélerinage n’est pas forcément à conseiller si vous venez découvrir l’Inde pour la première fois car le choc est on ne peut plus violent…

29 août 2012

Nous avons quelques heures devant nous avant de repartir sur la route. Nous louons un scooter et nous dirigeons vers un parc réputé pour ses deux cascades naturelles. Ce n’est pas très rassurant car seule Amélie a un casque (qu’elle a exigé), et les Indiens conduisent d’une façon… particulière.

Ca y est ! Enfin un peu de calme ! Nous payons un droit d’entrée de quelques roupies et commençons à gravir de petits chemins de montagne pour accéder aux chutes. Au bout de trois quarts d’heure de marche, la chaleur est très présente (il faut dire qu’il est midi et qu’il ne nous reste qu’un fond d’eau). Nous sommes trempés (de sueur) de la tête aux pieds… J’avoue que, dans cette fournaise, j’ai vraiment tiré la langue – Amélie s’en sortant bizarrement mieux que moi.

La végétation est très belle (j’adore ces arbres !) et émaillée de falaises d’ardoise.

Dans ce contexte l’arrivée à la cascade est très rafraîchissante. Nous étions tellement heureux de l’atteindre que nous y sommes restés un bon moment, à faire les fous en jouant avec l’eau. J’en ai profité pour expérimenter un nouvel accessoire photographique dont je vous livre deux-trois petits échantillons…

Lors de cette balade nous avons croisé quelques animaux exotiques (libellules de toutes les couleurs, lézards et singes), mais aussi quelques autochtones vivant dans des zones escarpées ; certains sont arrivés aux chutes en même temps que nous pour s’y rafraîchir, y faire toilette et y remplir leurs bidons. Leurs conditions de vie sont particulièrement démunies…

D’en haut, la vue était vraiment très sympa…

Ensuite nous faisons le chemin inverse et après déjeuner nous reprenons notre route en direction de Chandigarh (au total une dizaine d’heures de transport en exagérant à peine, car le bus local est vraiment… local) ; Chandigarh où nous attendait Varun, venu nous chercher à la station de bus. Mais ceci est une autre histoire…

Raconté par Yann.

6 Comments on “Haridwar et Rishikesh”

  1. Waoouuuuhhhhhh!!!!merci à tous les deux de bien vouloir partager à travers vos récits et vos superbes photos votre magnifique et j’ai bien l’impression, intense expérience……..

    Encore, encore et encore!!!!!!

  2. magnifique série de photos, beaucoup de couleurs, çà me donne envie de coudre!
    Et ces cascades! à couper le souffle.( mais quel est ce nouvel accessoire photographique?)
    Jeanne est scotchée par la vidéo mais déçue de ne pas y voir Amélie 🙂

    Prenez soin de vous.
    écrit par Ju, sous son plaid, 16°C dans son salon.

    1. Lol, 16 degrés déjà !!! Dis à Jeanne que c’est pas facile de me voir dans les vidéos vu que je suis en général derrière la caméra, mais qu’on va essayer d’échanger nos rôles avec Yann pour qu’elle puisse me voir la prochaine fois. 😉 Bien reçu ton M.P. par ailleurs et of course la réponse est oui. 😉

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